synopsis

manimae (english)

maurizio russo and pedro matos soares

This project arises from the artistic encounter of Maurizio Russo, landscape architect and artist, and Pedro Matos Soares, cloud physicist and photographer, and also from the convergence of various elements and events. In the last years the artwork of Maurizio Russo has focused on a Japanese technique called sumi-nagashi, "floating ink". This form of paper marbling produced in water inspired him to work on a concept of abstract landscapes in which are combined the sense of topographic surveys, aerial views and maps of imaginary seas and lands.

In one of their "erratic landscapes walks" Maurizio and Pedro recently made a fascinating discovery just on the edge of the urbanized area of Tavira and the nature reserve of Ria Formosa, Southern Portugal. In the enclosure of an abandoned rubber glove factory, piles of porcelain casts were lying in the grass just like modern archaeology findings.

On March 11th 2011, a massive tsunami struck the north-eastern coast of Japan. All over the world images were broadcasted of a black, powerful and inexorable wave spilling over barriers and buildings, penetrating the interior of the territory for several kilometres and spreading death and destruction. A few hours after, in Fukushima, one of the cities brutally hit by the seismic disaster, one of the reactors at the nuclear power plant located on the ocean front exploded. This explosion was followed by others over time at the same site with immeasurable ecological consequences of the radioactive leaks. This recent seismic disaster has implication for the Japanese coast and the entire Pacific Ocean.

In 1755, Algarve and all Portugal were also violently hit by a tsunami which also affected the Atlantic Ocean with its huge impact. The whole region of the Ria Formosa was therefore exposed to the same phenomenon and its assumed that the wave of the tsunami had an significant impact on the morphology and on the whole lagoon ecosystem.

In the black waves of the tsunami that overwhelms natural and man made features, as well as in the invisible but lethal flows of radiations pouring into the ocean and the atmosphere, we can discover a new paradoxical sense of the sumi-nagashi paintings. They are the result of concentric waves of black ink propagated on the surface of the water. From the ink’s instant impression on the white paper absorbing the floating patterns, emerge fluid and ambiguous landscapes.

Our discovery of "industrial archaeology" at the limits of Ria Formosa also brings to mind the disaster the Japanese are living today: in the difficult and dangerous work of repairing the power plant in Fukushima, thousands of human beings, day after day, despite every kind of protection, are physically been exposed to radiation and thus sacrificing their life for humanity. In the white porcelain debris of the abandoned factory, therefore, it can be seen thousands of gloved hands running to rescue and stop waves of radiation that are emitted by the damaged power plants.

In the natural context of the preserved Ria Formosa Park, expression of primordial purity, the obsolete industrial structures and their wreckage acquire a strong evocative value. Signs of a civilization which has adopted as a development and prosperity model the mechanization of human labour and an economy based on consumption, these buildings are now becoming symbols of the Industrial Revolution that began in Europe just after 1755. Today the serious accident of Fukushima probably marks the end of this period of history. Overwhelmed by a surge of acceleration, overproduction and consumption, the modern civilization can no longer ignore the destructiveness of a process generated by it and that it is coming to its own exhaustion. Our artistic proposal comes precisely from this critical issue and tends to inspire a reflection on the current serious situation but also a sense of hope for the future. The Fukushima nuclear disaster can be a precious opportunity for humanity to achieve a real understanding of its own limitations and the fragility of the biosphere that houses all of us.

The very core of the exhibition is a large installation having the form of a "mandala of offering". A convergence of gloved hands (the casts of porcelain) on a horizontal industrial grid floats on a dramatic accumulation of white splinters. The exhibition thus joins the distressing presence of anthropomorphic fragments, artificial and mechanical elements in decay, all remnants of a post-industrial decline, with the natural elements as pure water of sumi-nagashi paintings, driftwoods and weeds. Manimae (word from the latin manus-hands and animae-soul) aims to be an allegory of our times, in balance between a present in crisis and a future evolution, in an age of transformation and resilience. The first edition of the installation will take place in Tavira, a small historic city that lies on the fringe of the lagoon of the Ria Formosa, inside the magnificent building of Palácio da Galeria, a well known contemporary space for art exhibitions and cultural events. Moreover, it is wished to generate an itinerant dynamic for a larger diffusion in Europe and in the world.

Maurizio Russo and Pedro Matos Soares | Tavira 2012

http://manimae.blogspot.pt/

manimae (français)

maurizio russo and pedro matos soares

Ce projet artistique est née de la rencontre de Maurizio Russo, architecte paysagiste et Pedro Matos Soares, physicien des nouages et photographe, et aussi de la convergence de divers éléments et événements. Ces dernières années, Maurizio Russo a concentré son travail artistique sur une technique japonaise appelée sumi-nagashi, «encre fluctuante». Cette forme de papier marbré, qui est produite dans l'eau l'a inspiré pour travailler sur des paysages abstraits dans lesquels se combinent les effets de relevés topographiques, de vues aériennes et de cartes maritimes ou de terres imaginaires.

Dans un de leurs "parcours erratiques dans le paysage" Maurizio e Pedro ont récemment fait une découverte fascinante: a la limite entre la zone urbanisée de Tavira et la réserve naturelle de la Ria Formosa, dans la cour extérieure d’une l'usine de gants en latex, maintenant abandonnée, des amas de moules de porcelaine blanche gisent dans l'herbe haute comme les débris d’une archéologie moderne.

Le 11 Mars 2011 un violent tsunami a frappé les côtes du nord-est du Japon. Dans le monde entier on a vue les images d’une onde noire, irréfrénable, qui surmonte les barrières et les bâtiments pour pénétrer à l'intérieur du territoire sur plusieurs kilomètres, en semant mort et destruction. Quelques heures après la catastrophe, à Fukushima, une des villes les plus touchées par le séisme, a explosé un des six réacteurs de la centrale nucléaire située au bord de l'océan. L'accident a été suivi en peu de temps par d'autres dans la même centrale et les effets au niveau écologique de la fuite de radiations sont incommensurables.

Comme la côte est du Japon et l'ensemble de l'océan Pacifique, l'Algarve aussi en 1755 a également été victime d’un violent tsunami qui a eu un impact important sur tout le Portugal et également sur l'ensemble de l'océan Atlantique. Toute la région côtière de la Ria Formosa fut donc exposée à ce même phénomène et l’on peut supposer que la vague du tsunami en bouleversa également la morphologie et l'écosystème lagunaire.

Dans l’image de la vague noire du tsunami qui ravage les territoires en transformant brutalement les paysages naturels et habités ainsi que dans les ondes invisibles mais létales des radiations qui se déversent dans l'atmosphère et l'océan, on a perçu un nouveau sens du sumi-nagashi. Ceci est le résultat de l’impression instantanée sur du papier immaculé de vagues concentriques d'encre noire qui se propagent à la surface de l'eau. Des images ambiguës de paysages nébuleux apparaissent grâce à cette dynamique de fluidité et d’absorption. Ainsi le sens de propagation d’éléments impalpables et de façonnement de territoires prends une forme inattendue et poétique.

Notre découverte de "archéologie industrielle" à la limite de la Ria Formosa nous ramène aussi à la catastrophe que les Japonais et nous tous vivons à la suite de l’accident de Fukushima. Dans l’œuvre difficile et dangereuse de contention de la centrale nucléaire endommagée, des milliers d'êtres humains, jour après jour, malgré toutes sortes de protections, se sont exposé physiquement aux radiations, sacrifiant leur propre vie pour l'humanité. Ainsi dans les éclats de porcelaine blanche de l'usine abandonnée, on pourrait voir des milliers de mains gantées se tendre pour arrêter les ondes mortelles des radiations émises par les réacteurs endommagés.

Enfin l'écosystème du Parc de la Ria Formosa, milieu naturel primordiale préservée par l’homme, met paradoxalement en valeur des structures industrielles désormais obsolètes dont les débris acquièrent, par contraste, un sens très éloquent. Ces signes d'une civilisation qui a adopté comme modèle de développement et de prospérité la mécanisation du travail humain et une économie fondée sur la consommation, témoignent de la Révolution Industrielle. Le grave accident de Fukushima marque aujourd’hui la fin de cette époque historique qui a commencé en Europe, juste après 1755. Ravagée par sa propre vague d'accélération, de surproduction et de consommation, la civilisation moderne ne peut plus ignorer les effets destructeurs d'un processus qui arrive maintenant à son épuisement. La catastrophe nucléaire est donc l’occasion d'atteindre un plus haut degré de conscience de nos propres limites et de la fragilité de la biosphère qui nous héberge. Notre proposition artistique s’inscrit précisément dans ce cadre et veut susciter une réflexion poétique et positive sur l’actuelle situation historique.

Le titre «Manimae» viens de l’union des deux mots latins manus (mains) et animae (âme) et la structure même de l’œuvre principale de l’exposition veut être à la fois un appel et une offrande. Tel qu’un "mandala contemporain", en équilibre entre un présent en crise et un futur harmonieux, cette exposition se compose d’éléments variés pour constituer un véritable chemin d’initiation à la résilience et à la transition. Des grilles métalliques horizontales forment une plateforme où des centaines de moules de gants en porcelaine blanche sont fixées verticalement. Tel qu’un radeau perdu dans l’océan, celle-ci flotte sur un amassement chaotique de débris créant un effet évocateur et dramatique. L’illumination va mettre en valeur tout l’ensemble de l’installation avec une emphase sur les reflets argentés des grilles et l’éblouissent de la porcelaine. Une série de photographies, de peintures, de sculptures et vidéos va accompagner le visiteur durant tout son parcours en créant des liens avec les paysages proches, lointains et intérieurs. Cette combinaison d’éléments de créations fluides et naturelles avec des fragments d'artefacts anthropomorphes et de vestiges industrielle, nous ramène au sens de constante transformation et régénération de la Nature comme de l’Humanité. Avec ce projet on souhaite inspirer un véritable engagement des consciences dans une nouvelle dynamique créative et évolutive et dans un rapport plus harmonieux avec l’univers. La première édition de l’exposition va se dérouler dans le magnifique décor du Palácio da Galeria de Tavira, en Algarve, lieu d’exposition d’art contemporain et centre culturel et d’interprétation de la Ville et du territoire de la Ria Formosa. Mais on souhaite aussi une dynamique itinérante pour une plus large diffusion en Europe et dans le monde entier.

Maurizio Russo et Pedro Matos Soares | Tavira 2012

http://manimae.blogspot.pt/

manimae (português)

maurizio russo and pedro matos soares

Este projecto nasce do encontro artístico de Maurizio Russo, arquitecto paisagista e artista, e Pedro Matos Soares, físico das nuvens e fotógrafo, e da convergência de vários elementos e eventos. Nestes últimos anos o trabalho artístico de Maurizio Russo tem-se concentrado numa técnica japonesa chamada sumi-nagashi, “tinta flutuante”. Esta forma de “marmorização” sobre papel que se realiza na água inspirou-o por ser um trabalho abstracto sobre a paisagem, em que se combinam o sentido de relevo topográfico, de vistas aéreas e de cartas marítimas ou de terras imaginárias.

Nos “percursos erráticos sobre a paisagem” Maurizio e Pedro fizeram recentemente uma descoberta fascinante na fronteira entre o leste das zonas urbanizadas de Tavira e o Parque Natural da Ria Formosa. No exterior de uma fábrica de luvas de borracha, agora em abandono, montes de moldes de porcelana jazem entre as ervas altas como vestígios de uma moderna arqueologia.

No dia 11 de Março 2011 um violento tsunami atinge a costa nordeste do Japão. Em todo o mundo são difundidas imagens de uma onda negra, imparável que galga barreiras e edifícios, penetrando vários quilómetros no interior do território e semeando morte e destruição. Poucas horas depois, em Fukushima, uma das cidades mais atingidas pelo fenómeno sísmico, explode um dos 6 reactores da central nuclear que se eleva frente ao oceano. Esta explosão é seguida no tempo por outras, na mesma central, e as consequências da fuga radioactiva a nível ecológico são incomensuráveis.

Tal como em Março passado na costa japonesa e em todo o oceano Pacífico, o Algarve em 1755 foi atingido violentamente por um tsunami de impacto gigantesco, que se propaga por todo o oceano Atlântico. Em particular, a região da Ria Formosa foi exposta a uma imensa catástrofe, presumindo-se que a onda do tsunami tenha alterado drasticamente a morfologia do território e do sistema lagunar.

Na onda negra do tsunami, que tudo galga e transforma, seja território antropogénico seja natural, e nas vagas radiactivas, invisíveis mas letais, que se dispersam na atmosfera e no oceano, é possível identificar um novo e mais profundo sentido do trabalho com “sumi-nagashi”. Este nasce de ondas concêntricas de tinta negra que flutuam e se propagam na superfície da água, e da sua impressão instantânea no papel branco surgem imagens ambíguas de paisagens fluidas e oníricas.

A descoberta de “arqueologia industrial” nos limites da Ria Formosa transporta-nos, também essa, ao desastre em que vivem hoje os japoneses. Nas difíceis e perigosas obras de contenção da central de Fukushima, milhares de seres humanos, ainda que protegidos, dia após dia, expõem-se fisicamente sacrificando assim a sua própria vida pela humanidade. Nos fragmentos de moldes de porcelana branca da fábrica abandonada vemos milhares de mãos com luvas que correm em socorro para travar as vagas de radiações que há meses se libertam da central danificada.

No contexto natural da Ria Formosa, expressão de pureza primordial protegida, as estruturas industriais obsoletas e os seus despojos adquirem um valor fortemente evocativo. Sinais de uma civilização que adoptou como modelo de desenvolvimento e bem-estar a mecanização do trabalho humano e uma economia baseada no consumo, esses transformam-se em símbolos da Revolução Industrial iniciada na Europa pouco depois de 1755. O grave acidente de Fukushima assinala provavelmente a conclusão de tal época histórica. Revolteada pela sua onda de aceleração, supra-produção e consumismo, a civilização contemporânea não pode mais ignorar a destrutividade de um processo que a conduz presentemente ao seu próprio esgotamento. Nesse sentido o desastre nuclear no Japão representa uma oportunidade preciosa para a humanidade para construir uma maior consciência dos seus próprios limites e da fragilidade da biosfera que a alberga. A nossa proposta artística enquadra-se precisamente nesta crucial temática, e pretende suscitar uma reflexão sobre a grave situação actual bem como um sentimento de catarse e esperança para o futuro da humanidade.

A instalação toma a forma de um ”mandala de oferenda” com uma dramática convergência de mãos (os moldes de luvas em porcelana) num centro em progressiva elevação. Nesta obra combinam-se fragmentos antropomorfos, vestígios de uma realidade pós-industrial, com elementos fluidos em constante regeneração próprios do mundo natural. Manimae (do latim manus e animae) transformou-se num verdadeiro percurso de resiliência e transição, uma viagem em equilíbrio entre um presente em crise e um futuro em transformação, que pode inspirar uma nova dinâmica criativa e vital e a concepção de um universo mais harmonioso. A primeira edição da exposição terá lugar no magnífico Palácio da Galeria de Tavira, no Algarve, que alberga exposições de arte contemporânea e um centro cultural e de interpretação da cidade e do território da Ria Formosa. Temos porém o objectivo de gerar uma dinâmica criativa itinerante para uma ampla difusão na Europa e no mundo.

Maurizio Russo e Pedro Matos Soares | Tavira 2012

http://manimae.blogspot.pt/

manimae (italiano)

maurizio russo and pedro matos soares

Questo progetto nasce dall’incontro artistico di Maurizio Russo e Pedro Matos Soares e dalla convergenza di vari elementi ed eventi. In questi ultimi anni il lavoro artistico di Maurizio Russo si è concentrato su di una tecnica giapponese chiamata sumi-nagashi, “inchiostro che scorre”. Questa forma di marmorizzazione su carta che si realizza nell’acqua, lo ha ispirato per un lavoro astratto sul paesaggio in cui si fondono il senso di rilievi topografici, di viste aeree e di immaginarie mappe marine e terrestre.

In uno dei loro “percorsi erratici nel paesaggio” Maurizio e Pedro hanno fatto una scoperta affascinante al confine della zona urbanizzata di Tavira con la riserva naturale della Ria Formosa. Nell’area esterna ad una fabbrica di guanti in gomma ormai in abbandono, cumuli di calchi in porcellana giacciono tra le erbe alte come dei reperti di un moderna archeologia.

L’11 marzo 2011 un violento tsunami colpisce le coste nord-orientali del Giappone. Vengono diffuse in tutto il mondo le immagini di un’onda nera, inarrestabile che travolge ogni barriera e, penetrando all’interno del territorio per vari chilometri, semina morte e distruzione. A distanza di poche ore dal disastro a Fukushima, una delle località maggiormente colpite dal fenomeno sismico, esplode uno dei 6 reattori della centrale nucleare che sorge sul fronte oceanico. L’incidente è seguito nel tempo da altri nella stessa centrale dando luogo ad una fuga di radiazioni senza precedenti e dalle conseguenze ecologiche incommensurabili.

Così come in questo recente sisma che ha colpito le coste giapponesi e l’intero oceano Pacifico, anche l’Algarve nel 1755 fu colpito violentemente da uno tsunami di vasto impatto che coinvolse l’intero oceano Atlantico. La regione della Ria Formosa fu dunque esposta allo stesso fenomeno e si presume che l’ondata dello tsunami sconvolse l’intera morfologia del territorio e l’insieme dell’ecosistema lagunare.

Nella nera onda dello tsunami che travolge tutto trasformando territori antropizzati e naturali e nelle ondate invisibili ma letali delle radiazioni che si riversano nell’atmosfera e nell’oceano, potremmo scoprire un nuovo senso drammatico dei dipinti in sumi-nagashi. Essi nascono da onde concentriche di inchiostro nero che si propagano sulla superficie dell’acqua e, dalla loro impressione sulla carta bianca che assorbe tutto ciò che galleggia, sorgono delle immagini di paesaggi fluidi ed onirici.

La nostra scoperta di “archeologia industriale” alle soglie della Ria Formosa ci riporta anch’essa al disastro che vivono oggi i giapponesi. Nella difficile e pericolosa opera di riparazione della centrale di Fukushima, migliaia di esseri umani, giorno dopo giorno, nonostante ogni tipo di protezione, si espongono fisicamente alle radiazioni sacrificando così la propria vita per l’umanità. Nei cocci di porcellana bianca della fabbrica abbandonata potremmo dunque vedere migliaia di mani inguantate correre al soccorso per arrestare le ondate di radiazioni che si sprigionano dalle centrali danneggiate.

Nel contesto naturale e preservato della Ria Formosa, espressione di una purezza primordiale, le strutture industriali obsolete ed i loro rottami acquistano dunque un valore fortemente evocativo. Segni di una civiltà che ha adottato come modello di sviluppo e benessere la meccanizzazione del lavoro umano ed una economia basata sul consumo, questi manufatti diventano simboli della Rivoluzione Industriale iniziata in Europa proprio intorno al 1755. Oggi il grave incidente di Fukushima segna probabilmente la conclusione di tale epoca storica. Travolta da un’ondata di accelerazione, sovrapproduzione e consumismo, la civiltà contemporanea non può più ignorare la distruttività di un processo da essa stessa generato e che volge ormai al suo proprio esaurimento. La nostra proposta artistica s’inquadra precisamente in questa tematica cruciale e tende a suscitare una riflessione sulla grave situazione attuale ma anche un senso di speranza. Il disastro nucleare di Fukushima può rappresentare anche un’opportunità per l’umanità per giungere ad una reale consapevolezza dei propri limiti e della fragilità della biosfera che la ospita. Ciò costituisce il primo passo verso l’evoluzione della coscienza collettiva verso una reale responsabilità dell’equilibrio ecologico e dell’armonia del nostro habitat.

L’installazione principale dell’esposizione assume la forma di un “mandala di offerta” con una convergenza di mani inguantate (i calchi di porcellana) montate su griglie verticali protese verso il cielo come un invocazione. Un drammatico ammasso di cocci dei calchi in porcellana si accumula sotto questo “vascello” formando una marea candida e tagliente. Una serie di fotografie di strutture industriali presenti nell’area della Ria Formosa, testimonia del passaggio ad una nuova era storica così come le sculture fatte di vecchi reperti metallici in mutazione. Vari dipinti di sumi-nagashi ricordano in modo onirico e trasfigurato l’elemento fluido dell’acqua e la sua essenza cangiante e potente. Una proiezione di diversi video sperimentali completa il percorso offendo visioni astratte, provocatorie, riconcilianti… .L’esposizione accomuna dunque la presenza inquietante dei frammenti antropomorfi e di residui di una realtà post-industriale ormai in crisi, con elementi fluidi d’immagini e dipinti. Manimae (dall’unione delle due parole latine manus e animae) vuole essere un’allegoria della nostra epoca, in equilibrio tra un presente in crisi ed un futuro in evoluzione in un era di trasformazione e resilienza. Essa vuole ispirare una nuova dinamica creativa e vitale per la concezione di un universo più evoluto ed armonioso. La costruzione di un mondo migliore sarà sempre una utopia possibile. La prima edizione di questo progetto artistico, che vogliamo proporre in vari siti d’Europa, Giappone e Canada, sarà realizzata a Tavira, nel magnifico edificio del Palacio da Galeria, sede di esposizioni di arte contemporanea.

Maurizio Russo e Pedro Matos Soares | Tavira 2012

http://manimae.blogspot.pt/

manimae (español)

maurizio russo and pedro matos soares

Este proyecto nace del encuentro artístico de Maurizio Russo, arquitecto paisajístico y artista, y Pedro Matos Soares, Físico de nubes y fotógrafo, así como de la convergencia de varios elementos y eventos. En los últimos años el trabajo artístico de Maurizio Russo se ha centrado en una técnica japonesa llamada sumi-nagashi, “tinta flotante”. Esta forma de “marmoleado” sobre el papel que se realiza en el agua le inspiró por ser un trabajo abstracto sobre el paisaje en el que se combinan el sentido del relieve topográfico, las vistas aéreas y los mapas de tierras y mares imaginarios.

En uno de sus “paseos erráticos por la naturaleza” Mauricio y Pedro hicieron, recientemente, un descubrimiento fascinante en la frontera al este de las zonas urbanizadas de Tavira y el Parque Natural de Ría Formosa. En el exterior de una fábrica de guantes de goma, ahora en abandono, montañas de moldes de porcelana fueron encontradas entre las altas hierbas como vestigios de una arqueología moderna.

El 11 de Marzo de 2011, un violento tsunami alcanza la costa nordeste de Japón. En todo el mundo se difundieron las imágenes de una ola negra imparable que destruyó barreras y edificios, penetrando varios kilómetros en el interior del territorio sembrando así a su paso muerte y destrucción. Pocas horas después, en Fukushima, una de las ciudades más afectadas por el fenómeno sísmico, explota uno de los 6 reactores de la central nuclear que se eleva frente al océano. Esta explosión es seguida en el tiempo por otras, en la misma central, y las consecuencias de la fuga radioactiva a nivel ecológico son inconmensurables.

Tal como ocurrió el pasado Marzo en la costa japonesa y en todo el océano Pacífico, el Algarve en 1755 fue afectado violentamente por un tsunami de impacto gigantesco, que se propagó por todo el océano Atlántico. En particular, la región de la Ría Formosa fue expuesta a una inmensa catástrofe, suponiéndose que la ola del tsunami alteró drásticamente la morfología de la zona y el ecosistema de laguna.

En la ola negra del tsunami, que todo destruye y transforma ya sea territorio antropogénico o natural, y las emisiones radioactivas, fugas invisibles pero letales que se dispersan en la atmósfera y en el océano, es posible identificar un nuevo y más profundo sentido del trabajo con “sumi-nagashi”. Este nace de las olas concéntricas de tinta negra que fluctúan y se propagan en la superficie del agua, y de la impresión instantánea en el papel blanco surgen imágenes ambiguas de paisajes fluidos y oníricos.

El descubrimiento de la “arqueología industrial” en las fronteras de la Ría Formosa nos transporta, también, al desastre que viven hoy los japoneses. En las difíciles y peligrosas obras de contención de la central de Fukushima, miles de seres humanos, aunque protegidos, se exponen día tras día físicamente sacrificando así su propia vida por la humanidad. En los fragmentos de los moldes de porcelana blanca de la fábrica abandonada vemos miles de manos con guantes que corren al rescate para detener las emisiones de radiaciones que hace meses se liberaron por la central damnificada.

En el contexto natural de la Ría Formosa, expresión de pureza primordial, las estructuras industriales obsoletas y sus despojos adquieren un valor fuertemente evocador. Signos de una civilización que adoptó como modelo de desarrollo y bienestar una mecanización del trabajo humano y una economía basada en el consumo, transformándose en símbolos de la Revolución Industrial iniciada en Europa poco después de 1755. El grave accidente de Fukushima denota probablemente la conclusión de tal época histórica. Revuelta por la onda de aceleración, superproducción y consumismo, la civilización contemporánea no puede ignorar más la destrucción de un proceso que la conduce actualmente a su agotamiento. En ese sentido el desastre nuclear en Japón representa una oportunidad preciosa para la humanidad para construir una mayor conciencia de sus propios límites y de la fragilidad que alberga la biosfera. Nuestra propuesta artística se encuadra precisamente en esta crucial temática, y pretende suscitar una reflexión sobre la grave situación actual como un sentimiento de catarsis y esperanza para el futuro de la humanidad.

La instalación toma la forma de un “mandala de ofrenda” con una dramática convergencia de manos (los moldes de guantes de porcelana) en un centro en progresiva elevación. En esta obra se combinan fragmentos antropomorfos y los vestigios de una realidad post-industrial, con elementos fluidos en constante regeneración propios del mundo natural. Manimae (del latín manus/manos y animae/alma) se transformó en una verdadera ruta de resiliencia y transición, un viaje en equilibrio entre un presente en crisis y un futuro en transformación, que puede inspirar una nueva dinámica creativa y vital y una concepción de un universo más armonioso. La primera edición de la exposición tendrá lugar en el magnífico Palacio de la Galería de Tavira, en el Algarve, que alberga exposiciones de arte contemporáneo y un centro cultural y de interpretación de la ciudad y del territorio de la Ría Formosa. Tenemos por objetivo generar una dinámica creativa e itinerante para una amplia difusión tanto en Europa como en el mundo.

Maurizio Russo y Pedro Matos Soares | Tavira 2012

http://manimae.blogspot.pt/